Assureur
What Does Assureur Mean?
Un assureur est une partie qui s’engage à indemniser des particuliers, des entreprises ou d’autres organisations en cas de pertes financières déterminées. Une perte financière recouvre par exemple la destruction d’un logement par un incendie ou l’endommagement d’un véhicule lors d’un accident, c’est-à-dire tout événement plaçant l’assuré dans une situation financière moins favorable qu’avant sa survenance.
Si la compagnie d’assurance est l’« assureur », celui qui souscrit la garantie est l’« assuré ». Les pertes prises en charge et le montant exact des primes sont fixés dans l’accord contractuel conclu entre l’assureur et l’assuré. Chaque partie doit respecter des conditions précises pour que l’assuré soit indemnisé de son préjudice. Une clause classique de la convention d’assurance prévoit l’échange d’une prime contre une promesse d’indemnité : en d’autres termes, l’assuré accepte de payer sa cotisation et la compagnie s’engage à couvrir ses pertes.
Les assureurs couvrent couramment les risques liés aux automobiles, aux logements, à la santé, aux entreprises, à la responsabilité civile et à bien d’autres domaines. Ils peuvent garantir un seul type de risque ou disposer de la capacité d’en assurer de multiples. Ainsi, un assureur peut se spécialiser uniquement dans l’assurance auto des voitures de collection, tandis qu’un autre proposera à un même client une couverture pour ses voitures de collection, ses véhicules courants et son habitation.
Insuranceopedia Explains Assureur
Plus un assureur encaisse de primes, plus il dispose de fonds pour régler les sinistres. Comme tous les assurés ne déclarent généralement pas un sinistre au même moment, les assureurs parviennent le plus souvent à honorer leurs obligations d’indemnisation grâce aux sommes perçues au titre des primes.
Le souscripteur professionnel, ou rédacteur, est chargé d’apprécier le risque pour le compte de l’assureur. Il s’appuie sur des données actuarielles pour estimer la probabilité qu’un assuré soit impliqué dans un sinistre. Lors de la demande d’assurance auto, par exemple, le souscripteur fournit son relevé d’antécédents et son historique de sinistres issus de son précédent contrat. À partir de ces informations, le rédacteur décide d’accepter ou de refuser la demande, et de modifier ou non les conditions du contrat. Si le candidat affiche un nombre élevé de sinistres, le rédacteur peut refuser la garantie dommages sur le véhicule, voire décliner entièrement la demande, car la probabilité de devoir verser une indemnité est trop forte.
Si l’assureur accepte un trop grand nombre de clients qui déclarent des sinistres, il peut être amené à restreindre ses garanties ou à relever ses primes afin de compenser ses pertes financières. En assurance, chaque assuré alimente un fonds commun. C’est de ce fonds que l’assureur prélève les indemnités ; lorsqu’il s’épuise, les primes augmentent. Ce mécanisme repose sur le principe de mutualisation des risques, au cœur du fonctionnement de l’assurance.
Les assureurs existent sous diverses formes depuis des milliers d’années. Ce sont, par essence, ceux qui disposent des moyens financiers de protéger autrui. Certains estiment que la plus ancienne forme d’assurance figure dans le Code de Hammurabi, un ensemble de lois rédigées vers 1750 av. J.-C., selon lequel les marchands maritimes pouvaient financer leur cargaison auprès de prêteurs (les assureurs de l’époque). Si la cargaison arrivait à bon port, les marchands remboursaient les prêteurs ; si elle était perdue dans un naufrage ou un accident, ils en étaient dispensés. Les primes étaient alors très élevées, car le risque de perte demeurait difficile à prévoir.